Grâce à vos dons Pièces Jaunes : 2,2 millions d’euros alloués par la Fondation aux projets pédiatriques

Cette année, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France a décidé de soutenir 233 projets pour un montant total de 2,2 millions d’euros. Les demandes soumises par les équipes hospitalières proviennent de la France entière ; l’ensemble des régions, 66 départements, 126 villes et 146 établissements bénéficieront de subventions de la Fondation.

En 2015, le thème mis en avant est le rapprochement des familles (29 projets). Environ 774 000 € permettront, entre autres, la réalisation de 2 Maisons des Parents, de 16 chambres parent-enfant, de 7 espaces famille ou encore de 4 salles d’allaitement.
Parmi les projets faisant l’objet d’un financement de la Fondation, on peut citer : l’aménagement d’un centre de répit pour autistes de 6 à 16 ans à Pierrefeu du Var (200 000 euros), la construction d’une Maison des Parents à Margency dans le Val d’Oise (150 000 euros), la création et aménagement de 12 chambres parents-enfant dans le service de chirurgie pédiatrique et chirurgie hépatique de l’hôpital AP-HP Bicêtre dans le Val de Marne (290 000 euros), l’acquisition de 30 lits et fauteuils-lits accompagnants à l’Hôpital de La Timone de Marseille, les travaux et l’achat de mobilier pour l’ouverture d’une chambre de rapprochement parents-enfant à Bastia (8 000 euros), l’acquisition de matériel divers et multimédias à l’Hôpital de Mayotte pour permettre de maintenir le lien entre les enfants hospitalisés et leurs parents (7 411 euros).

Sur les 233 dossiers retenus, 2 concernent des Maisons des Adolescents pour un montant de 96 625 euros. Il s’agit de la rénovation de locaux pour l’aménagement d’ateliers thérapeutiques du service « Equinoxe », au Centre Pierre Jamet du Havre et de la création d’un réseau de soins et de soutien aux adolescents en difficulté à Mayotte, en Guyane et à la Réunion.

Parmi les autres dossiers, plusieurs projets ont marqué le Comité d’Orientation par leur caractère novateur : le CHI Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint Denis, souhaite réaliser un parcours de « thérapies sensorielles » que la Fondation va soutenir à hauteur de 66 756 euros. L’IME Charlemagne de Ballan-Miré, en Indre et Loire, a le projet de construire une structure artificielle d’escalade adaptée à tous les enfants handicapés ; une subvention de 36 933 euros lui sera versée pour la mettre en oeuvre. Le Centre Médical et Pédagogique pour Adolescents de Neufmoutiers en Brie, en Seine et Marne, va obtenir 30 000 euros de la Fondation pour aménager un terrain multisports, accessible à l’ensemble des adolescents de 11 à 15 ans. Enfin, le CH d’Aubagne, dans les Bouches du Rhône, recevra 66 000 euros pour créer un secteur de consultations pédiatriques, les locaux actuels étant vétustes et inadaptés.

Rendez-vous est donné, sur notre site, aux équipes hospitalières, dès septembre 2015, pour télécharger l’appel à projets et également remplir le formulaire afin de recevoir les outils de mobilisation Pièces Jaunes 2016. L’implication de tous à nos côtés est indispensable pour poursuivre notre mission à l’hôpital. Nous comptons sur vous.

La Transition : le nouveau défi de la Fondation

Quand de jeunes malades suivis pour une pathologie chronique ou génétique, ont été accompagnés par toute une équipe hospitalière pluridisciplinaire durant leur enfance et leur adolescence, leur arrivée en médecine adulte peut être vécue très douloureusement. C’est pourquoi, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, fidèle à sa mission de précurseur et d’accélérateur en matière d’humanisation de l’hôpital, s’est lancé un nouveau défi avec la mise au point de son programme Transition Adolescents-Jeunes Adultes.

Il s’agit de permettre le transfert, dans la transmission et la continuité, de jeunes patients du secteur pédiatrie vers le secteur médecine adultes. La Fondation a lancé, en octobre dernier, un appel à projets en ce sens et a reçu 9 dossiers* de très bon niveau. Ce sont, pour la plupart, des établissements de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Necker, la Pitié-Salpêtrière, Robert Debré, Saint Louis et l’Hôtel Dieu mais aussi l’Institut Gustave Roussy de Villejuif et le CHU de Rennes.

Ces projets permettront d’améliorer les conditions de vie, de soins et d’accueil grâce au développement de nouvelles pratiques de prise en charge adaptées à leurs besoins. La Fondation va les soutenir à hauteur de 858 937 euros pour l’ensemble. Elle espère, en retour, que de nombreux hôpitaux, à travers la France, s’en inspireront. C’est pour mettre en œuvre de telles initiatives novatrices et qui répondent à une réelle carence, que la Fondation, au coeur de sa mission, a besoin du soutien de tous.
Le dossier d’appel à projets Transition Adolescents-Jeunes Adultes sera disponible sur notre site à partir du mois de septembre.

*ces projets sont consultables dans ce dossier

Prise en charge des adolescents à l’UHA de Verdun

L’Unité d’Hospitalisation pour Adolescents (UHA) du Centre Hospitalier de Verdun-Saint-Mihiel a fait l’objet d’un projet élaboré par le Docteur Lecuivre, chef du service de pédopsychiatrie, suite à une constatation du service des urgences : aucun lieu d’accueil pour les adolescents en souffrance mentale n’existait sur le territoire. L’ouverture s’est faite en Avril 2012.

La filière Adolescent est subdivisée en plusieurs unités de soins : le CMP – l’UHA incluant l’Hospitalisation Complète (5 lits) et des soins de suite sous forme d’accueil en Hospitalisation de Jour (2 places). L’ensemble de la filière se trouve sur le même lieu géographique, en centre-ville. Les moyens dédiés en personnel, locaux et matériel sont communs à l’accueil de jour et l’hospitalisation complète.

L’UHA a pour vocation de prendre en charge, à temps complet, sur le court et le moyen terme (de 2 semaines à 6 mois) les adolescents âgés de 12 à 18 ans du Nord et Sud Meusien (c’est une unité à vocation départementale) présentant des troubles psychiatriques, signes d’une souffrance psychique grave, d’un mal être et d’un mal de vivre important de type psychotique ou névrotique voire des états dépressifs sévères. Tous les adolescents sont consentants pour leur hospitalisation.

Les hospitalisations sont programmées suite à une consultation de pré admission par le médecin responsable de l’unité ou en son absence par un médecin du service de pédopsychiatrie. Le but est de permettre d’évaluer la pertinence d’un projet de soins en milieu hospitalier, afin d’éviter de « psychiatriser » et ainsi de stigmatiser l’adolescent et obtenir, le cas échéant, une alliance thérapeutique avec l’adolescent et ses parents.

Un staff est mis en place tous les jours en semaine avec le médecin, le cadre, le psychologue, et un membre de l’équipe para médicale. Son objectif est d’individualiser et d’adapter les soins pour prendre en compte les observations des professionnels et les évènements de la veille. Une synthèse hebdomadaire est également organisée pour faire le point sur la prise en charge et partager les informations et les projets avec l’ensemble des partenaires sociaux impliqués.

La semaine est séquencée en activités thérapeutiques autour d’un certain nombre de médiations proposées par les infirmiers et ponctuées par la psychothérapie : des groupes de paroles, soins corporels, activités d’art plastique, médiation par l’argile ou la zoothérapie, sport, jeux de société collectifs, écriture, psychodrame et le photolanguage, cuisine thérapeutique, sorties en extérieur…

L’UHA bénéficie également de l’intervention d’autres professionnels internes à l’établissement (diététicienne – addictologue – sexologue) et externes comme les enseignants du second degré.
L’unité fonctionne 24/24 heures et 7 jours sur 7.

Cette réalisation a bénéficié d’une subvention de la Fondation de 138 000 € et de 60 000 € pour une unité mobile qui va à la rencontre des adolescents.

Et « la palme » revient à …

Dans le cadre de ses campagnes de collecte de fonds, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France organise chaque année, deux prix, le Prix + de Vie, en octobre et le Prix Pièces Jaunes, en janvier*.
Les Prix + de Vie et Pièces Jaunes récompensent les établissements qui se mobilisent activement, lors de ces deux opérations de solidarité, l’une en faveur des personnes âgées, l’autre destinée aux enfants et adolescents à l’hôpital. Cette mobilisation se traduit par l’organisation de divers événements festifs, intergénérationnels, des goûters, des sorties et donne lieu à une communication sur les projets financés par la Fondation.
Pour les Prix + de Vie et Pièces Jaunes, six lauréats sont récompensés, indépendamment des subventions accordées, afin de financer des projets visant à améliorer la qualité de vie des enfants, des adolescents et des personnes âgées hospitalisés.

Par ailleurs, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et la GMF organisent en partenariat, depuis 1998, le Prix Hélioscope-GMF, qui récompense cinq initiatives d’équipes hospitalières ayant conduit différents services ou métiers au sein de l’hôpital, à coopérer dans un projet commun au bénéfice du malade.

L’ensemble de ces prix sera remis lors de la cérémonie de remerciements qui se déroulera le mercredi 24 juin 2015 à l’hôtel Scipion et réunira les lauréats, les partenaires, les donateurs et les bénéficiaires.

Lauréat Prix Pièces Jaunes 2015
Grand Prix Pièces Jaunes : 7 700 € : CHU de Dieppe
Prix Coup de Cœur : 1 600 € :  IEM La Forêt à Flers

Lauréats Prix + de Vie 2014
1er Prix : 7 700 euros : EHPAD-Centre Hospitalier du Haut Bugey à Oyonnax
2éme Prix : 3 100 euros : Centre Hospitalier à Bonifacio
2ème Prix ex aequo : 3 100 euros : Hôpital Le Corbusier à Firminy
3ème Prix : 1 600 euros : Hôpital de Sully sur Loire

Lauréats Prix Hélioscope-GMF 2015
1er Prix : 7 500 € : Centre Psychothérapique de l‘Orne à Alençon
2ième Prix : 6 000 € : GH Pitié-Salpêtrière – APHP à Paris
3ème Prix : 4 500 € : Hôpital Antoine Béclère – APHP à Clamart
4ème Prix : 3 000 € : Les Hôpitaux de Chartres
5ème Prix : 1 500 € : CH Annecy Genevois à Pringy

*Les formulaires de participation sont téléchargeables en ligne sur notre site dans l’espace hôpitaux.

Anne Barrère : l’opération Pièces Jaunes, c’est 26 ans d’engagement à la Fondation

« Quand le médecin vous annonce que votre enfant est atteint d’une maladie grave, c’est comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu. D’un instant à l’autre, vous basculez dans un monde inconnu, un tunnel, un labyrinthe où vous vous perdez… Et le sentiment de glisser dans un abîme sans fin… Mais ce 23 janvier 1985, quand j’ai appris que Yann était frappé par une leucémie, il n’avait même pas 3 ans. Comme dans le film émouvant de Valérie Donzelli, j’ai littéralement déclaré la guerre à la maladie et à sa cohorte de malheurs, de souffrances, de malédictions… Tout faire pour que la vie continue…
Avec Yann, ses médecins, ma famille, mes amis, nous nous sommes battus jour après jour pendant des mois, contre la maladie. Je sais, cela ne suffit pas toujours, mais la bataille, le combat quotidien vous protègent de la baisse de moral et vous évitent de vous laisser submerger par l’angoisse.

Notre chance s’appelle Claude Griscelli, il est à cette époque chef de service à l’hôpital Necker à Paris. Corse, père de 4 enfants, ce pédiatre cancérologue va nous accompagner, nous donner toute sa chaleur méditerranéenne, entouré d’une équipe médicale exceptionnelle. Traitements douloureux, chimiothérapie, radiothérapie, jour après jour, mois après mois, nous gravissons le chemin de la guérison.
C’est de cette rencontre particulière que mon engagement est né tout naturellement. En 1989, Claude Griscelli me confie sa volonté de vouloir « changer l’hôpital » : tout mettre en œuvre pour améliorer l’accueil de ces petits malades et celui de leurs parents.
A cette époque, seul un fauteuil est mis à votre disposition dans la chambre de votre enfant. Et même si ces services de pointe sont mieux lotis que les autres, il y a beaucoup à faire pour rendre ces lieux angoissants moins tristes et plus confortables.
Claude Griscelli me parle alors d’une petite tirelire qu’on vient de lui présenter. Elle permettrait de collecter la ferraille (les pièces jaunes) chez les commerçants. Il me demande mon avis. Je trouve cela tout simplement génial ! Claude me demande de l’aider à faire connaître notre volonté de changer la vie à l’Hôpital : créer des maisons des Parents, des chambres mères-enfants, des maisons pour adolescents en difficultés, etc… Tout ce qui pourrait être fait pour que la famille reste ensemble pendant ces moments si difficiles.

Je présente alors un magazine de Santé emblématique sur TF1. Je rencontre donc Étienne Mougeotte et Patrick Lelay, les patrons de TF1 à l’époque. Je leur raconte Notre Histoire, Notre futur Combat… L’accueil a été au-delà de nos espérances. Ils me laissent mobiliser toute la chaîne et convaincre un par un les journalistes et animateurs de soutenir cette première opération.
En janvier 1990, tous les animateurs, les journalistes de TF1 brandissent la tirelire dans tous les programmes de la chaîne y compris dans les journaux de 20h et de 13h – 300 000 francs furent collectés…
L’opération Pièces Jaunes était née… Ainsi que la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

Nous avons arpenté la France entière avec le Train Pièces Jaunes, nous nous sommes arrêtés dans plus de 50 gares, nous avons traversé une centaine de villes, visité des centaines d’hôpitaux… 26 ans plus tard, TF1 est toujours au rendez-vous.
26 ans plus tard, ce sont des milliers de projets financés pour faire de l’Hôpital un lieu de vie comme à la Maison… Grâce à ce rendez-vous de janvier auquel tous les enfants et parents participent.
26 ans plus tard, Yann va bien… Quant à Claude Griscelli, il sait qu’il peut compter sur mon engagement à la Fondation qui n’a jamais failli depuis 26 ans. Et il reste beaucoup à faire.
L’opération Pièces Jaunes est pour moi un véritable combat pour la Vie. »

Anne Barrère, Secrétaire générale adjointe de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France

Plus de 100 coureurs habillés aux couleurs de Pièces Jaunes

Dimanche 31 mai 2015, plus de 100 coureurs habillés aux couleurs de Pièces Jaunes en soutien pour les enfants malades.

La Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France a toujours montré son attachement aux valeurs du sport. En 2015, la Fondation décide de lancer le « TEAM PIECES JAUNES », une équipe de running qui participera à différentes manifestations sportives à Paris et en province.

Avec la création du « TEAM PIECES JAUNES », la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France cherche à fédérer ses soutiens au travers d’une activité sportive populaire et à s’engager dans une nouvelle forme de collecte de fonds.

Premier rendez-vous : les Running Days du Figaro, dimanche 31 mai 2015 au Domaine National de Saint-Cloud (92). La course sera suivie d’un grand « pique-nique en jaune » ouvert à tous, qui aura lieu à partir de 12 heures au Domaine National de Saint-Cloud. Un moment convivial autour de plusieurs animations dont une tombola et un concours de la meilleure tenue jaune.

Pour participer : apporter son pique-nique, venir en famille et avec ses amis et adopter le dress code jaune.
Le « TEAM PIECES JAUNES » sera présent au départ de nombreuses courses tout au long de l’année.
Rejoignez-nous nombreux !

 

Clash back : un simulateur de « prise de tête » entre ados et parents

Partant du constat que cette génération d’ « ados.com » se montrait « de plus en plus réfractaire aux entretiens psy classiques » le Professeur Xavier Pommereau, chef du Pôle de l’adolescence au CHU de Pellegrin à Bordeaux, et son équipe, ont l’idée originale de créer un simulateur de « prise de tête » entre ados et parents, de type serious game (jeu vidéo en 3D, interactif à des fins éducatives).

La Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, grâce aux dons Pièces jaunes, a décidé de s’associer à cette initiative originale en participant au financement du prototype « Clashback –Tattoo or not tattoo », dans le cadre du projet « des images pour la vie » développé par le Centre Abadie de Bordeaux.

Le principe est simple : le jeu simule des situations réelles entre un père « un peu relou » et sa fille Chloé, gothique, anorexique et boulimique, qui veut se faire un tatouage. A chaque réplique sélectionnée par l’ado, la conversation avec l’adulte virtuel prendra une tournure positive ou négative ; le script du dialogue est établi de façon à assigner au personnage adulte des émotions (tension, empathie, colère…) qui influeront directement sur la conversation. Les implications de ses répliques sont discutées avec le soignant ou l’éducateur qui accompagnent l’ado tout au long du jeu.

L’objectif est de disposer d’un support dont la forme permet à l’ado de mieux cerner ce qui se joue dans les relations interpersonnelles, lorsque celles-ci sont tendues et sources potentielles de conflits. Ce jeu doit également permettre de créer un « effet de distance » favorisant le recul et la prise de conscience à un âge où l’impulsivité réduit la réflexion.

Ce prototype expérimental a été testé au Centre Jean Abadie pendant deux ans auprès de plus de 500 adolescents.
Le résultat est positif principalement parce que ce jeu est un réel instrument intuitif et ludique, mais également un outil probant de médiation et d’analyse à visée éducative et thérapeutique. 80 000 € ont été alloués à ce projet.

Irena Schmoutz : « le partage, la valeur maîtresse à l’hôpital »

Irena Schmoutz a découvert l’association Loisirs Animation Culture des Enfants Malades (ALACEM), il y a 4 ans, à l’occasion de l’hospitalisation de sa fille Océane, à l’hôpital de la Timone à Marseille. Cette association, présidée par Monsieur Christian Duc, organise des animations culturelles, des sorties et des voyages dans les capitales européennes pour les enfants et adolescents hospitalisés dans les hôpitaux de Marseille, Aix en Provence, Aubagne, Martigues et Salon de Provence.

A la demande de son Président, Iréna Schmoutz s’est particulièrement impliquée dans l’association et lorsqu’on lui demande de définir son rôle, elle répond qu’il n’a rien d’officiel mais qu’elle en est, en quelque sorte, la porte- parole. Habituée au monde de l’hôpital puisque, malheureusement, la maladie de sa fille impose qu’elle y effectue de nombreux séjours, Iréna nous parle avec enthousiasme des voyages dans les capitales ou grandes villes européennes : Paris, Londres, Amsterdam, Lisbonne, Rome….

Au-delà de la découverte des sites, la prise en charge des malades chroniques par des professionnels de santé permet un véritable travail éducatif pour aider l’enfant ou l’ado à gérer, en situation, sa maladie, son régime, l’observance thérapeutique ou son activité physique. De plus, ces jeunes éprouvent une grande joie à se retrouver ensemble, eux qui sont souvent isolés dans leurs chambres et n’ont que très peu de contacts les uns avec les autres.

Pour Iréna, rien n’est plus précieux que le partage et elle se bat pour en faire la valeur maîtresse à l’hôpital, car la maladie peut frapper n’importe qui à n’importe quel moment. « Et- dit-elle-, personne ne peut mieux faire passer ce message qu’une maman ou un papa d’enfant malade ». Elle sait la dose d’amour dont ont besoin ces êtres fragiles. Iréna a du mal à supporter l’injustice et le fait savoir. Elle a toujours un combat à mener et son mot d’ordre à l’égard des malades et de leurs familles, est : « battez-vous » !

Elle aimerait que beaucoup d’associations comme l’ALACEM puissent voir le jour. C’est pourquoi, Iréna Schmoutz souhaite remercier très chaleureusement la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France qui apporte son soutien à l’ALACEM depuis 1997 ; elle a subventionné 10 séjours dans les capitales européennes pour un montant de 104 917 euros.

Le CHU de Dieppe : une mobilisation sans failles !

L’équipe du CHU de Dieppe se mobilise sans compter depuis 5 ans pour l’opération Pièces Jaunes. Depuis 2010, 1 tonne de pièces a été collectée. Cette mobilisation s’illustre par l’organisation de nombreux évènements : permanence au centre commercial du Belvedère pour sensibiliser le public à l’opération Pièces Jaunes, concours de dessins, visite du service de pédiatrie avec les classes (écoles, collèges, lycées) avoisinantes pour dédramatiser l’hôpital, pesée des tirelires avec les établissements scolaires, fabrication d’un baromètre géant pour suivre l’évolution de la collecte, participation de l’équipe féminine de basket lors d’un match de championnat, contribution des commerçants de Dieppe, des élèves de l’Institut de formation en soins infirmiers, des apprentis du CFA, présence aux matches de jeunes du club de handball, organisation d’une zumba géante aux couleurs des Pièces Jaunes…

Outre leur implication sur le plan national, le service communication du CHU de Dieppe se mobilise depuis de nombreuses années au Prix Pièces Jaunes qui l’a remporté à plusieurs reprises permettant ainsi de financer des projets supplémentaires dans le service de pédiatrie.

Cette année, pour clôturer les animations, l’équipe du CHU avait fait appel aux footballeurs et entraîneurs du FC Dieppe. En raison du mauvais temps, le match contre Beauvais n’a pu avoir lieu mais les sportifs, particulièrement sensibles à cette action, se sont rendus dans le service de pédiatrie du CHU, pour le plus grand plaisir des enfants.

Dans le cadre de l’opération + de Vie 2014, l’équipe de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France s’est rendue au CHU de Dieppe pour rencontrer les équipes soignantes, les patients et voir les réalisations financées pour améliorer les conditions de vie des personnes âgées hospitalisées. Ce fût également l’occasion de constater que l’hôpital s’investissait également pour les anciens avec ce même dynamisme.

Le CHU de Dieppe a bénéficié de 169 700 € de subventions grâce à l’opération Pièces Jaunes et de 30 000 € dans le cadre de leur participation au Prix Pièces Jaunes.

Les Maisons des Familles, une vraie solidarité pour les parents d’enfants hospitalisés

La Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, a, dès sa création, préconisé le rapprochement des familles car la présence des proches à l’hôpital apaise les enfants et facilite leur guérison. C’est pourquoi, grâce à l’opération Pièces Jaunes, elle a financé des structures d’accueil et d’hébergement, les maisons des Familles.

C’est le cas au CHU de Poitiers où, en 1996, la première Maison des Familles a vu le jour, grâce à une subvention de la Fondation d’un montant de 259 614 euros. En 2013, la restructuration du CHU de Poitiers a imposé la construction d’une nouvelle Maison des Familles ; la Fondation a été, encore une fois, la première à répondre oui pour contribuer à son financement, à raison de 100 000 euros. Cet accord a constitué un formidable levier pour réunir les fonds nécessaires à sa construction.

Cette Maison des Familles, que dirige aujourd’hui Renaud Bègue, avec ses 29 chambres et ses studios flambant neufs au-delà de sa vocation d’hébergement, permet aux familles de se retrouver et de converser, notamment autour des repas du soir dans la cuisine et la salle à manger. Grâce à ces échanges, les personnes peuvent exprimer ce qu’elles vivent et relativiser leur situation.

En outre, des activités sont organisées pour que les gens se rencontrent et se parlent. Le personnel est lui-même très impliqué ; les « maîtresses de maison » s’occupent du ménage et de l’organisation, mais sont aussi à l’écoute des familles et savent, par un sourire, un petit mot, rassurer les résidents. Elles sont aidées par des bénévoles, qui accompagnent les parents dans leurs courses ou leurs démarches administratives. Des ateliers cuisine, des ateliers floraux, des veillées… sont organisés. Ce sont autant de groupes de parole spontanés.

Cette solidarité qui s’instaure à la Maison des Familles est la principale dimension que les familles mettent en avant, avant même la modicité de la participation financière ou la proximité de l’hôpital.